La fouille de La Cavalade

Chantier de fouille de la Cavalade

Cette fouille préventive, qui a débuté en janvier 2013 et s'est terminée en juin 2013, entre dans le cadre de la construction du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier et du déplacement de l’autoroute A9 (par VINCI Autoroutes). Une équipe d’archéologues de l’Inrap ont étudié une zone de 6 hectares au sud de Montpellier. La fouille concernait essentiellement l’étude de vestiges datés du Néolithique final.

 


Un village daté du Néolithique final (aux alentours de 2900 – 2700 avant notre ère)

La fouille a révélé des fosses d'extraction de terre destinée à la construction des bâtiments en brique crue, des silos pour conserver les céréales à l'abri de l'air, des caves pour le stockage des denrées ou des liquides.
 

Certaines fosses ont ici également été utilisées, après leur abandon, pour y déposer les défunts. Ces sépultures s’inscrivent dans une tradition Néolithique qui conserve les inhumations à proximité directe voire dans les espaces villageois, selon des expressions très variées qui évoluent sur la durée et selon les habitudes culturelles régionales.

 

Vases et objets du Néolithique

Du Néolithique ancien au Néolithique final, ce sont les formes et décors de la céramique qui permettent à l’archéologue de reconnaître la phase et le groupe culturel ayant occupé un site. Les vases découverts présentent des profils dérivés de formes géométriques simples (sphère, ove, cylindre) et sont ornés de décors en relief (pastilles repoussées ou appliquées, cordons) ou en creux (impressions au doigt, incisions) qui évoquent un style régional situé entre la fin du IVe et le début du IIIe millénaire avant notre ère.
 
D’autres objets témoignent des échanges et des réseaux de diffusion avec divers groupes humains, afin de se procurer des biens et ressources absents de l'environnement du site ou faisant appel à des spécialisations particulières : fragments de couteaux en silex, taillés à partir de plaquettes en provenance du Gard, d’une hache en pierre polie issue du sud des Alpes italiennes ou encore d’une hache en cuivre peut-être en provenance du Nord de l’Italie.
 

La Protohistoire et l’Antiquité

Le site est également traversé par une voie reliant Lattes à Castelnau-le-Lez, d’origine probablement protohistorique, qui perdure à l’Antiquité et peut-être même jusqu’au Moyen Age. Dans le courant du IVe siècle de notre ère, un ensemble funéraire est établi le long de la voie.
La fouille a permis de dégager une dizaine de sépultures, réunies en un espace probablement familial utilisé pour au moins sept individus adultes et cinq sujets immatures (enfants et adolescents), certains accompagnés de dépôts funéraires.
De part et d’autres de la voie, des traces de plantations de vigne et d’arbres fruitiers, illustrent une mise en culture, de l’époque romaine au Moyen Age.
 

La journée portes-ouvertes

Samedi 13 avril 2013, plus de 400 personnes ont été accueillies pour découvrir ce chantier. Adultes et enfants ont ainsi pu visiter la fouille et participer à des ateliers organisés par les archéologues de l'Inrap.
 

 

Galerie photo

  • Chantier de la fouille
  • Chantier de la fouille
  • Chantier de la fouille
  • Hache en cuivre
  • Fragments de couteux en silex
  • Enclos funéraire protohistorique
  • Sépulture antique
  • Sépulture antique
  • Journée portes-ouvertes
  • Journée portes-ouvertes
  • Journée portes-ouvertes
  • Journée portes-ouvertes
  • Journée portes-ouvertes
  • Ateliers - Journée portes-ouvertes
  • Atelier enfant - Journée portes-ouvertes
  • Atelier enfant - Journée portes-ouvertes
  • Stand Inrap
  • Stand Oc'Via
  • Journée portes-ouvertes