La fouille du Mas de Vouland

Chantier de fouille de la Cavalade

De février à avril 2013, une équipe d’archéologues a réalisé une fouille au sud de la commune de Nîmes, à proximité du Mas de Vouland. Ce chantier a permis de recueillir un ensemble d’objets de pierre taillée, qui ont été piégés sur le site par l’action de phénomènes naturels. La découverte est exceptionnelle à plus d’un titre. Ces objets, par leur nombre et leur homogénéité, offrent une documentation sans équivalent sur la présence des hommes dans la Costière de Nîmes dès le Paléolithique ancien, la plus ancienne période de la Préhistoire. En outre, cette période a été le plus souvent étudiée grâce à des vestiges découverts dans des grottes, mais beaucoup moins observée dans des contextes de plaine, comme c’est le cas ici.

 

Des objets conservés dans le sol depuis les premiers temps de la Préhistoire

C’est un véritable gisement d’outils préhistoriques que les archéologues ont mis au jour sur une superficie de 8000 m² jouxtant le Mas de Vouland : des objets de pierre taillée, attestant la présence de groupes de chasseurs cueilleurs du Paléolithique ancien. Tous les cailloux exhumés sont examinés et ceux présentant des traces de modification humaine sont recueillis pour étude. 

 

La Costière de Nîmes, occupée dès 600 000 à 300 000 ans avant le présent

Plus de 350 objets ont ainsi été découverts depuis le début de la fouille, en majorité des galets aménagés et des pics. Ces outils ont été sommairement taillés, à partir des galets de quartzite de la Costière, déposés là par le Rhône qui, il y a plusieurs centaines de milliers d’années, empruntait le cours de la Vistrenque. Les ossements des animaux chassés par les occupants préhistoriques des lieux ne se sont malheureusement pas conservés.
 
 
 

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  • Chantier de la fouille du Mas de Vouland
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